Pour les États aux prises avec le coronavirus, le plan de relance n'est probablement pas suffisant

L'augmentation du nombre d'Américains sans emploi est devenue un tsunami de détresse domestique alors que les municipalités et les États ont pris des mesures pour arrêter la propagation du coronavirus. Tous les États – à l'exception de l'Utah – ont signalé qu'un nombre important de travailleurs demandaient des allocations de chômage, car les autorités et les entreprises de l'État et locales ont pris l'initiative de ralentir le virus en arrêtant le flux normal d'interaction.

Au niveau national, les premières demandes de chômage étaient supérieures de 267 écarts-types aux normes d'après-crise (2013-2020). En termes simples, nous n'avons jamais rien observé de tel dans l'histoire du marché du travail américain.

Nous n'avons jamais rien observé de tel dans l'histoire du marché du travail américain.

Les chocs sans précédent dans les différents États auront sans aucun doute un impact à long terme sur le comportement des consommateurs, les achats et les conditions de travail. S'il n'était pas clair avant les données de ce matin, l'aide aux États faisant partie du plan de relance du gouvernement fédéral ne suffira probablement pas à répondre aux besoins des chômeurs et à fournir un filet de sécurité aux États qui vont faire face à de graves contraintes budgétaires.

Ce n'est clairement pas le moment de poursuivre des programmes d'austérité orthodoxes au niveau de l'État. Alors que les suspects habituels prêcheront l'adoption de l'austérité budgétaire, si les États suivent cette voie politique, ils créeront les conditions économiques d'une intensification de la crise actuelle.

Nous reconnaissons que les amendements à l'équilibre budgétaire dans certains États constituent une véritable contrainte; il est également clair que l’économie politique des États-Unis est sur le point de changer. Faire les mêmes erreurs qui ont suivi la Grande Dépression et la Grande Récession n'est pas une option.

Cela signifie que les États vont devoir s'engager dans une politique budgétaire expansionniste pour aider à compenser les chocs qui se produisent en cascade dans l'économie. Le rapport initial sur les réclamations pour la semaine se terminant le 21 mars est le premier de ce qui sera des mois de données de type dépression.

Le statu quo ante ne va pas revenir.

En chiffres

Vous trouverez ci-dessous notre carte qui suit l'évolution des réclamations initiales et la variation de l'écart type des réclamations. Il affiche trois chiffres sous le nom de l'État:

  1. Le nombre cumulé de demandes initiales de chômage depuis le 7 mars, la semaine précédant le début des effets des fermetures.
  2. Dernière augmentation (diminution) du nombre de demandes.
  3. Le score Z de la dernière augmentation (diminution) des réclamations, qui est le nombre d'écarts-types au-dessus (en dessous) de la moyenne des pré-coronavirus.

Le premier chiffre indique l'ampleur de l'impact du virus sur la population active.

Le deuxième chiffre indique la direction des réclamations (une première dérivée de toutes sortes): les nombres positifs indiquent une augmentation des réclamations et de la détresse sur le marché du travail; des nombres positifs proches de zéro indiquent la décélération des nouveaux dépôts; zéro suggérerait un plateau des revendications; et les nombres négatifs indiquent que les entreprises et les employés reviennent à la normale.

Le troisième nombre montre le degré sans précédent du choc, avec des scores Z en dehors de la plage de plus ou moins deux écarts-types considérés comme étant en dehors des événements normaux.

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