Le budget fédéral du gouvernement Trudeau entre dans la mêlée du logement avec l’impôt sur les propriétaires étrangers

3,8 milliards de dollars à dépenser pour des logements abordables

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Le gouvernement fédéral libéral prévoit d’intervenir sur le marché du logement en feu au Canada avec une nouvelle taxe destinée aux propriétaires étrangers de biens immobiliers résidentiels sous-utilisés et des efforts supplémentaires pour augmenter l’offre de logements abordables.

La ministre des Finances Chrystia Freeland a déposé lundi un budget qui propose de mettre en place une taxe nationale sur la valeur des «biens immobiliers résidentiels appartenant à des non-résidents et non canadiens» qui sont jugés vacants ou sous-utilisés. Si elle est adoptée, la taxe annuelle de 1% entrerait en vigueur le 1er janvier 2022.

«L’idée ici est que les maisons sont réservées aux Canadiens», a déclaré Freeland aux journalistes. «Ce ne sont pas des atouts pour garer de l’argent à l’étranger.»

La taxe obligerait les propriétaires qui ne sont pas citoyens canadiens ou résidents permanents à déposer une déclaration décrivant comment ils utilisent la propriété, «avec des pénalités importantes» s’ils ne le font pas, indique le budget. Le document prévoyait également que le prélèvement augmentera les revenus fédéraux de 700 millions de dollars sur quatre ans, à compter de l’exercice 2022-2023.

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Un document de consultation sera publié dans les mois à venir pour permettre des commentaires sur la taxe proposée, «y compris sur la question de savoir si des règles spéciales devraient être établies pour les petites communautés touristiques et de villégiature», note le budget.

Ces fonds aideront à payer les dépenses consacrées aux efforts de logement abordable, indique le document, le gouvernement fédéral annonçant plusieurs autres mesures à ce sujet.

Le budget propose d’injecter 2,5 milliards de dollars de plus sur sept ans dans la Société canadienne d’hypothèques et de logement, y compris 1,5 milliard de dollars pour l’Initiative rapide de logement du gouvernement. Le lancement de ce programme a été annoncé en octobre 2020 pour financer la création rapide de logements abordables pour les Canadiens vulnérables, par exemple en réhabilitant des immeubles abandonnés. Selon le budget, les nouveaux fonds ajouteront au moins 4 500 logements abordables au parc de logements du Canada, en plus des 4 700 déjà financés.

Un autre 1,3 milliard de dollars de financement annoncé précédemment serait réaffecté, selon le budget, comme 300 millions de dollars en 2021-22 et 2022-23 de l’Initiative de financement de la construction locative.

Cet argent sera utilisé pour aider à convertir des propriétés commerciales vacantes en un endroit où vivre, avec un objectif déclaré de 800 unités de logements locatifs axés sur le marché. L’immobilier commercial a été secoué par la pandémie COVID-19 de plusieurs manières, par exemple en forçant les tours de bureaux du centre-ville à se vider, et le gouvernement voit une opportunité de transformer les espaces inutilisés en immobilier résidentiel abordable.

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«C’est une occasion pour les propriétaires fonciers et les communautés d’explorer la conversion de l’espace excédentaire en logements locatifs, améliorant ainsi l’habitabilité et l’abordabilité des communautés urbaines», indique le budget.

Au total, les 3,8 milliards de dollars consacrés à l’offre de logements visent à accélérer la construction, la réparation et le soutien de 35 000 logements abordables.

Les derniers plans du gouvernement fédéral visant à s’impliquer dans le secteur du logement surviennent alors que le marché de l’immobilier résidentiel est passé à la vitesse supérieure ces derniers mois, en raison des faibles taux d’intérêt, de l’offre limitée et de la demande des acheteurs de plus d’espace.

En mars, ces facteurs ont contribué à un autre record absolu de ventes de maisons, selon les chiffres de l’Association canadienne de l’immeuble, le prix de vente moyen national réel ayant bondi de 31,6% d’une année à l’autre, pour s’établir à 716 828 $.

L’effervescence du marché du logement a incité à discuter d’une éventuelle intervention politique du gouvernement et des organismes de réglementation, le Bureau du surintendant des institutions financières ayant récemment annoncé qu’il le ferait en durcissant un test de résistance pour les prêts hypothécaires non assurés. Maintenant, cependant, le gouvernement fédéral dit que les conditions du marché l’obligent également à agir.

«Combiné à certaines contraintes sur les stocks de logements causées par le COVID-19, l’environnement de taux d’intérêt bas a contribué à une récente flambée des prix des logements dans un certain nombre de communautés», indique le budget. «Il est plus urgent que jamais que le gouvernement prenne des mesures pour rendre le logement plus abordable.

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Pourtant, la taxe sur les propriétaires étrangers n’entrera en vigueur qu’en 2022 et avait été menacée par les libéraux fédéraux dès leur plate-forme électorale de 2019. L’énoncé économique de l’automne de Freeland l’an dernier a également indiqué qu’une telle mesure était en préparation, et le gouvernement libéral minoritaire devra encore travailler pour faire adopter ses politiques à la Chambre des communes. Un rapport récent de l’unité économique de la Banque de Montréal a examiné plusieurs options politiques possibles pour refroidir le marché du logement, y compris une taxe nationale sur les acheteurs non-résidents semblable à celles déjà perçues en Colombie-Britannique et dans certaines régions de l’Ontario. Bien qu’il s’adresse aux acheteurs et non aux propriétaires, les économistes de BMO ont déclaré que «le problème semble maintenant en grande partie lié à la demande intérieure», ce qui pourrait limiter l’effet d’une telle décision.

«Ce qui a été annoncé correspond à peu près à ce à quoi nous nous attendions», a déclaré lundi Doug Porter, économiste en chef à BMO. «Quelques mouvements modestes, mais rien qui ne changera de manière significative le marché.»

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Un reportage approfondi sur l’économie de l’innovation de The Logic, présenté en partenariat avec le Financial Post.

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